U2 360° Tour : premières impressions

Après une longue et harassante journée passée sous le soleil catalan, notre fine équipe est enfin arrivé au Camp Nou pour la première de ce U2 360° Tour. Trois hommes, trois opinions, mais encore rien de définitif…

Pascal

Après plusieurs jours à ne pas se préoccuper un brin de l’avenir tout proche de U2 sur scène, les dernières 24h ont été celles de la hantise et du trac, pour un simple fan désinterressé, un comble… passons.

J’avais gardé dans ma mémoire mon dernier concert de 2005 au Madison Square Garden, où U2 clôturait son concert avec un 40 d’anthologie, et en point final un Larry à la batterie.

En merveilleux raccourci du jour, c’est ce même Larry qui inaugure la magistrale nouvelle tournée sur un « Breathe » qui n’a d’égal que le charme irrésistible d’une paire de fesses d’une femelle mâle espagnol. Magistrale, car force est de constater avec toute la subjectivité qui nous est bien connue, que U2 enfonce tout en cette année 2009. Tout, car la concurrence évoluant dans ces mêmes stadiums depuis quelques mois ou quelques années, n’est décidément pas à la hauteur. Tant en émotions, en intensité des titres joués, les moyens et la scène mise en oeuvre, U2 est une fois de plus hors normes. La seule comparaison admise et tout au long de cette tournée sera une éventuelle compétition entre U2 et…U2 lui même.

En effet, il n’y a que ces foutus pecnauds irlandais pour rendre à la fois intimiste et énorme un concert en stade…
Les points positifs sont donc nombreux, en pardonnant les quelques ratés, plutôt moins nombreux que nous aurions pu le craindre mais si attachant lorsque nous en saisissons le moment (accompagné de l’humour excellent d’un Bono en pareil circonstance pourtant délicate devant 100 000 paires d’yeux).

En conclusion toute personnelle, une set-list où la première heure est décisive, convaincante. Un groupe et son leader en tête ayant une envie d’en découdre plus que communicative, avec en excellent choix que cette 1ere date à Barcelone, et son public hors pair, réactif, joueur et un mot… beau.

Bert

Brillantissime première heure et demie, voilà ce que je retire de ce concert d’ouverture. Beaucoup d’émotions, sans doute plus qu’en 2005, une setlist originale qui tranche avec nos craintes de concert best of, un show visuel qui est sans doute le plus abouti que U2 nous ait jamais proposé, et des surprises d’interprétation totalement inattendues.
J’ai même cru à un moment que U2 livrait là sa meilleure tournée. Jusqu’au rappel en fait.

Les highlights :

– Le quatuor « Breathe », « No Line », « Magnificent », « Boots » qui lance le concert de main de maitre. Quatre titres du nouvel album, une idée appréciable plus vue depuis Zoo TV.
– Le highlight visuel que constituent « Unforgettable Fire », « City », « Vertigo », et l’atomique « Crazy Tonight » dont je ne me suis toujours pas remis. Bluffant.
– Le contact satellite avec l’ISS, le Zoo TV du troisième millénaire. Bizarre mais amusant.
– « Streets », jouée à l’ancienne avec les écrans rouges et les lumières, superbes.

Les lowlights :

– Des rappels longuets : je dois avouer que l’ennui a pointé le bout de son nez après « Streets ». Même « Ultraviolet » n’a pas tellement pris. Peut-être le groupe a-t-il un peu fatigué en fin de concert également, notamment en massacrant « One » (avec beaucoup d’humour) et « With or Without You ».
– « Moment of Surrender », déinitivement sans intérêt.
– Bono le sauveur du monde, un peu too much cette année entre Aung San Suu Kyi, One Campaign, l’Unicef, Desmond Tutu, et un peu d’environnement pour ficeler le tout.

L’avenir dira très prochainement (jeudi peut-être) si on peut attendre autre chose de cette fin de concert pas assez excitante.

Cyril

Mes compères ont été malins et j’ai bien peur que la fatigue l’emporte sur l’enthousiasme de cette première soirée avec U2 depuis 4 ans.

Pourtant, quelle soirée ! Quelles belles et émouvantes retrouvailles !
Les 90 premières minutes furent d’une incroyable intensité, sans doute les plus puissantes offertes par U2 depuis le fameux ZooTV Tour. Mais ce – long – début a aussi eu l’inconvénient de rendre ce qui suivait nettement en retrait, même si jamais désagréable par ailleurs.

Il fallait voir Bono, son sourire, toute cette hargne qu’il devait retenir depuis 15 jours de répétitions sans ce public qu’il aime tant. Larry se marrer en l’écoutant reprendre du Michael Jackson. Le leader de U2 a porté son groupe, tirant ses collègues de bureau vers le haut, les invitant à investir cette scène à 360°. Quand Bono est dans un grand soir, et ce fut le cas cette fois-ci, il n’y a sans doute pas un chanteur dans le monde capable de rivaliser avec lui.

Il y a eu cette connexion surréaliste avec l’ISS, dont on ne sait pas bien ce qu’elle vient faire là, mais qui amuse et permet même à Larry de venir sur le devant de la scène pour demander aux astronautes si la Terre est bien ronde.
Il y a eut ce « Go Crazy » proprement IN-CRO-YA-BLE et qui aurait tant, tant, mérité d’être enchaîné avec un « Discotheque » ou un « Even Better… ».
Il y a eut No Line et Magnificent, deux joyaux qui vous tirent des larmes de bonheur. Et Ultraviolet, Moment of Surrender et Walk On, sans doute encore imparfaits, mais prêts à vous conquérir dans les semaines qui viennent.

Bien sur des déséquilibres, des instants d’hésitations, des plantages totaux même, mais ce soir U2 était intouchable, à ce niveau ils sont seuls au monde, vous aurez tout loisir d’en juger par vous même très bientôt !


Un petit coucou ému de l’ensemble de notre équipe à nos descendants de la Team Achtung, que nous tenons à saluer même s’ils ne viendront pas lire cet article faute de temps. Et d’aucuns diront de talent…

Discussions

138 commentaires ont été publiés pour cet article.

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bouba

@antho : alors streets la tour crois moi eclaire vraiment tout le stade mieux q en 2005 et effectivement elle s allume apres l intro lumiere rouge et sur le break (les ohohoh)
bref un vrai streets

et vertigo crois moi l ecran n est pas en panne il est etiré avec une superbe lumiere blanche bien eclatante

antho

pas de discours? attends un bono qui ne ferait pas de discours, ca releve du miracle lol
Am I buggin’ you? I don’t mean to bug you. Ok Edge, play the blues. ;o)

guffanti

si la setlist de se soir pouvait être celle jouer le 11, personnellement je signe tout de suite!! 3 nouvelles les deux versions de « crazy » 24 morceaux , Apparemment pas de discourt,pas de direct avec l’iss. C’est tout bon!

antho

ah peut etre on a pas tous la chance d’etre a barcelone.. ;o) ben pour l’instant ca se tient des titres se substituent a d’autres. Je pense que desire doit etre l’alternative a angel. elle doit donc etre jouée tradi..meme si moi je suis archi fan de la version zoo tv.. ;o) attendons la fin :o)

guffanti

@antho : je crois qu’on et tout seul se soir. Je sais pas si tu suis le concert de se soir mais il y a déjà 3 changement par rapport a hier.

antho

guffanti,je pense que tu as lu certains des posts un peu rapidement. la personne qui reclame bullet n’est pas la meme qui se rejouit de son absence (ca c’est moi). Quant à l’omnipresence de UF, je parle de l’album d’abord puis de la chanson. enfin moi c’est juste lapresenceUF+MLK qui m’embetait c’est tout.

sinon j’ai vu que 2 vids car un peu trop curieux..
vertigo: ben l’ecran il est en panne? :DDDDet pourtant y aurait de quoi faire quand on regardelaprecedentetournée
streets : pour moi streets c’est l’intro avec l’ecran rouge mais aussi (et surtout) les blinders et là ils semblent absents ou juste sur l »aiguille’ .. ca fait léger mais en meme temps l’amenagement de la scene n’aide pas..qqn qui etait sur place confirme? Pour info les blinders ce sont ces projecteurs tres puissants (et pas donnés ;o) ), qui justement aveuglent. Sur streets habituellement ils sont utilisés a deux moment : fin de l’intro et avant les « ooooooh »

jeremy

j oubliais par rapport a l entree de la scene j appuie ce que dit Bouba , l entree en scene est reussie avec larry en 1 er et qui commence le morceau (ptet que celle des autres serait plus a revoir) l effet n est pas a la dimension de popmart ou de zoo tv mais c est sympa sans plus (lié au titre choisi pour ma part )

jeremy

Franchement si y a bien une chose dont je pense tout le monde sera d accord apres avoir vu cette tournee.

c est la scene absolument monstrueuse dit et redit mais pour aller au camp nou toute l annee c est bien la 1 ere fois qu un truc tout petit tout en bas arrive a depasser la hauteur du camp nou quasiment.

ca fait pas tout lais allier aux jeux de lumieres , serieux on se croyait dans star wars ct enorme d ailleurs les non fans de U2 auront retenu ca avant toute chose.

apres on pourra s engueuler sur le cote innovant et pourquoi 360 ok je suis d accord mais la tournee THE CLAW est bien la et on en a pris plein les yeux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

bouba

et pour finir j aurais aimé moi aussi apres un crazy disco (qui au passage est une tuerie sans nom et d une originalité fabuleuse mais la on dit rien c est normal …) un mofo ou discotheque, j aurai aimé drowning man, j aurai aimé exit, j aurai aimé crumbs j aurai aimé bad…. mais bon un concert c est 2h15 environ et ya une balance a trouvé entre tubes, nouvel album, et oldies

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