The Greatest Show on Earth : U2 voit grand pour sa dernière danse

U2 va reprendre la route d’une tournée mondiale qui devrait s’étaler sur de nombreux mois. Et nous y serons !

C’est reparti! Sept ans après la fin du Joshua Tree Tour, presque quatre après la fin de leur résidence à Vegas, U2 revient avec cette fois autre chose qu’une tournée pour célébrer leur passé. Cette fois, ils reviennent avec un nouvel album et deux magnifiques EP dans leur besace. Alors oui, il y a de quoi être contents !

« The Greatest Show on Earth »

Le plus grand spectacle sur Terre. Rien que ça. Difficile de faire mieux si l’objectif était de donner du grain à moudre aux haters. Mais après tout, est ce qu’on en a quelque chose à foutre des haters ? Ils auraient « haté » peu importe le nom de la tournée donc ne perdons pas de temps avec ça.

D’ailleurs, pour qui a écouté le très beau -quoi que très classique- nouveau single, ce fameux « Greatest Show on Earth », ce n’est pas un concert de U2 mais une histoire d’amour. Et si la promesse de cette tournée, c’était en fait l’histoire d’amour entre eux et nous ? Un dernier tour de piste entre nous. Mais assez philosophé, regardons ce qu’il y a devant nous.

Une tournée qui commence au Mexique. Ce n’était jamais arrivé. Le groupe ira ensuite sur le Vieux Continent avant, enfin, d’aller en Amérique du Nord. Un déclassement pour cette partie du monde que U2 a toujours priorisé.

Il faut croire que les choses ont changé. Les Etats-Unis aiment peut être un peu moins U2 et U2 aime assurément moins ce pays quand il est aux mains de Trump. Difficile de ne pas interpréter cette décision de reléguer les Etats-Unis en troisième partie de tournée comme une décision politique. Se tenir éloigné le plus longtemps possible de l’homme orange. Jusqu’aux prémices de la prochaine campagne présidentielle américaine.

Surprise donc de commencer par le Mexique mais mauvaise surprise que la tournée ne passe que par le Mexique, le Brésil et l’Argentine, trois pays que U2 a déjà visité. Les fans d’Amérique latine auraient pu espérer mieux. Les Européens ont donc tout intérêt à ne pas trop les attendre en dehors des arrêts habituels.

A ce stade, seules six dates ont été annoncées, il devrait y en avoir plus après les premières ventes mais a priori, les U2 ne comptent pas s’épuiser à la tâche. Et après tout, mieux vaut ça que des soirs « sans ». Surtout quand on s’annonce comme le plus grand spectacle du monde.

Quant à la disposition de la scène, il y aura donc des pelouses or, et ça aussi c’est une première pour le groupe, qui, sauf erreur, n’avait jamais pratiqué cette politique. A l’exception d’un soir à Bruxelles en 2005.
Donc là on aurait la totale, pelouse, pelouse or et un « golden circle » ! Trois catégories avec probablement le prix maximal pour ce cercle d’or. Le graal du fan. Et là encore, U2 reviendrait sur son vieux mantra qui disait que les fans avaient toujours droit aux meilleurs places au meilleur prix. Les temps changent et pas toujours en bien. On attendra confirmation de tout ça dans les prochaines heures pour les insulter et mépriser ce capitalisme débridé. Ou pas.

Et la musique dans tout ça ?

The Edge disait récemment à Rolling Stone que la setlist actuelle des répétitions comprenait 11 nouveaux titres, issus de « Carnaval de Luz » et des deux EP sortis en début d’année. Onze, c’est pas mal mais ce n’est pas fou sachant qu’ils auront sorti 23 morceaux dans l’année.
Mais si on se base sur la norme d’un concert de 22/23 titres, alors on arrive à quasi la moitié de nouveautés. Une preuve que U2 compte bien, dans un premier temps en tout cas, promouvoir son travail récent. C’est aussi ce qui fait la différence entre le groupe et les Stones depuis belle lurette.

La première de « The Greatest Show on Earth » aura lieu dans à peine plus de quatre mois et le temps va filer jusque là. Dans quelques jours, nous aurons le nouvel album à enfin pouvoir écouter. Jusqu’ici, nous avons eu droit à trois singles très différents les uns des autres… on a donc hâte de savoir à quoi ce « Carnaval de Luz » ressemble. Et de l’entendre en live.

« Live is where we live » disait ce bon vieux Larry. On est prêt à venir revivre ça !

 

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